GSM1

Fort heureusement, nos hommes accompagnés de l’inconnu qui est l’objet de la mission reviennent vers nous sans encombre…
 
Nous repartons alors par le chemin  qui nous a amenés.
Cette fois, nous allons plus vite…
Nous rejoignons la cache et revêtons les treillis Américains. Nous ne somme spas fâchés de reprendre notre armement. Nous enterrons les armes russes.
 
Nous repartons en Afghanistan, avec moins de précaution, puisque l’objectif est atteint et que, non repérés, nous avons peu de chance de tomber dans une embuscade…
 
14ème jour 14h14 (18 avril 2008)
 
Tu deviens célèbre, mon ami… Mais tu n’en sauras jamais rien.
Uniforme Russe, beaucoup de rapiéçages, (pauvreté oblige !)
Mais une fierté et une liberté qui devraient nous faire réfléchir et dont nous devrions bien nous inspirer… Beaucoup de réflexions derrière des jumelles...
 
14ème jour 19h05 (18 avril 2008)
 
Zut ! Nez à nez avec des autochtones ?
Non, pas tout à fait ! Disons : Nez à nez par téléobjectif !
Nous allons être obligés d’escalader ces collines par précaution, avec le risque bien sûr d’être repérés par le ciel. Moment périlleux pour notre mission furtive…
 
Nous attendrons la nuit pour franchir ce « piège »…
 
15ème jour 15h30 locales (19 avril 2008)
Le silence satellitaire et radio est levé.
Nous sommes à Gerdi, ville frontière. Nous avons été accueillis et pris en charge par les services Français.
Notre mission est terminée.
 
Après un bon bain, nous avons troqué les treillis US contre nos tenues Françaises.
Cela fait du bien d’être débarrassé de cette crasse, dans des vêtements propres…
 
Aujourd’hui la température est clémente, parce que la couverture nuageuse est importante.
Je vais être transféré à Charikar demain, pour être rapatrié.
Ce sont les dernières heures passées avec ces hommes d’exception.
 
Eux seuls peuvent avoir une action positive sur ce théâtre d’opération. Encore faut-il que les politiques leur donnent des missions d’importance stratégique.
 
Quand aux soldats Français non entrainés, ils sont de bien facile cibles…
J’espère qu’ils ne seront pas exposés, car eux, ne savent pas passer inaperçus…
 
Ils avaient appris à tuer. Je leur ai appris à ne pas se faire tuer. Je n’ai plus rien à leur apprendre. Ils vont maintenant l’enseigner à leur tour.
L’ambiance est animée, on ne fait plus attention à moi. Mais j’observe et je pense que bientôt je vais les quitter.
 
Ils m’oublieront, mais à moi, ils manqueront…
C’est le privilège de la jeunesse, que de ne pas se retourner sur son passé.
 
Puisse Dieu les prendre sous sa sainte garde. N’en déplaise à Sarko…
 
Un jour, je raconterai cette mission. Mais pas pour l’instant… Je ne peux m’exprimer à ce sujet.
 
15ème jour 22h50 locale (19 avril 2008)
 
Nous allons rouler de nuit.
Ils savent que l'on "n'ose" pas le faire. C'est pour ce-la que l'on va le faire !
Et à toute berzingue, encore ! J'éteins, je range et j'y vais...