24 juin 2016

Poursuite (5)

GSM1

Camp rebelle n°2

 
La radio nous appelle «A, de BCD ! Rejoignez-nous ! Autre plan ! ». C’est le lieutenant ! Plutôt laconique ! Nous nous mettons en route après avoir détruit les armes excédentaires à l’explosif ! Trois d’entre nous ont troqué leur arme contre des Kalach ennemies afin de récupérer le maximum de munitions… Nous sommes encore plus chargés qu’avant… J’ai 4 grenades russes en plus…
 
Exécuter la progression nécessite beaucoup d’attention, mais me laisse quand même le loisir de mettre au point mes idées concernant l’exfiltration en milieu hostile…
 
Nous faisons notre jonction avec les autres groupes…
 
Le Lieutenant nous explique brièvement la situation… Elle n’est pas difficile à deviner… Ce premier camp rebelle est en flammes et peu de murs tiennent encore debout. Une odeur de cochon grillé nous prend à la gorge. Chacun sait pourquoi…
Puis il s’adresse à moi : «  Vous faites la reconnaissance des autres camps, comme prévu avec le groupe A. », puis à l'ensemble du groupe : « Polack reste le chef du groupe et le Belge sera son conseiller en tactique d'infiltration. Ce qui change, c’est pour B, C et D : Nous empruntons un autre retour pour brouiller les pistes et nous allons maintenir un passage pour votre retour »…
Nos chemins se séparent…
 
Je prends la tête du groupe à la place de Polack, pour cette reconnaissance… J’explique à Polack et à ses hommes regroupés autour de moi, les principes de base à respecter impérativement…
 
Nous progressons maintenant en silence, par bonds de 300 mètres environ, après reconnaissance et couverture mutuelle…
Nous butons rapidement sur le deuxième camp, dont nous connaissons la piste par les passages répétés qui l’ont créée. Progressant parallèlement à cette piste, nous sommes parvenus à 500 mètres du camp… Je fais signe aux hommes de se déployer…
 
Nous parvenons ainsi, avec une précaution infinie, à proximité immédiate du camp.
Je fais un croquis du camp avec la position des bâtiments et des tentes sur mon carnet, puis j’y porte mon estimation des effectifs.
 
Je fais signe à Polack, qui a enfin trouvé sa position. Il est vraiment très à découvert !… Il lève son pouce ! Je lui fais le signe convenu… Celui de César pour ordonner l’exécution du vaincu… Je me rends compte de la similitude de cynisme que ce simple geste a… Bon ! Ce n’est pas le moment de faire du sentiment… Déjà, Polack a lancé l'attaque, les trois hommes de pointe, sont partis en avant, en éclaireurs de notre prochain objectif…
 
J'ajuste les Jumelles : Gunter se baisse après avoir chargé le bazooka de Polack. J’entends le cran de sécurité du tireur à ma gauche… Je lui fais signe d’attendre l'ordre du chef…

Posté par zalandeau à 10:16 - Commentaires [0] - Permalien [#]
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